Legion, bilan de la série télé

Après 3 saisons et 27 épisodes, la série Legion  créée par Noah Hawley s’est achevée sur la chaine FX le 12 aout 2019.

La première saison, mettant en scène David Haller, un mutant de la franchise comics X-Men,  était un de mes coups de cœur de 2017. La suite est-elle du même niveau et a-t-elle répondu à mes attentes ?

Qui est Légion ?

David Haller, alias Legion est un personnage créé par le scénariste Chris Claremont et le dessinateur Bill Sienkiewicz, qui apparaît pour la première fois dans The New Mutants #25 en mars 1985. Il est le fils du Professeur Charles Xavier et de Gabrielle Haller et c’est un mutant atteint de schizophrénie.  Les pouvoirs de Légion sont associés à ses différentes personnalités et en font un des individus les plus puissants de l’univers Marvel. Il possède notamment des capacités de télépathie, de télékinésie, de pyrokinésie, ainsi que la possibilité de voyager dans le temps et de manipuler la réalité.

Couverture de The New Mutants#25

Le personnage apparait dans de nombreux épisodes et arcs narratifs de comics Marvel, dont Legion Quest publié en 1995, une histoire connue pour avoir amené à la création de l’univers parallèle d’ Age Of Apocalypse.

Dans la série Legion,  Noah Hawley reprend donc de nombreux éléments apparus dans l’univers des X-Men, comme le Shadow King/Amahl Farouk, un mutant télépathe très puissant, ainsi que les origines de David Haller (le professeur Xavier apparait d’ailleurs dans la saison finale).

Première apparition du Shadow King dans Uncanny X-Men #117
Première apparition du Shadow King dans Uncanny X-Men #117

Legion, série expérimentale ?

Dès le début de la série, le traitement visuel et les choix esthétiques vont plonger le spectateur dans un univers hors du temps (même si des éléments peuvent situer l’action dans les années 80), en adéquation avec une narration décousue.

Chaque épisode est une plongée psychique dans la tête de David Haller mais aussi des autres personnages, comme  Sydney Barrett, une mutante capable d’échanger les esprits (pouvoir qui rappelle celui de Malicia des X-Men) ou la mystérieuse Lenore « Lenny » Busker. La série est très énigmatique car on navigue entre interrogations et révélations, avec souvent des visuels très symboliques. Le spectateur ne fait plus la distinction entre le plan astral et le monde réel et les différents réalisateurs œuvrant sur la série jouent avec les notions d’imaginaires et de réalités, comme une forme de manipulation.

Au fil des trois saisons, David Haller/Legion passera de mutant persécuté et recherché à une menace que ses proches voudront stopper. Plus l’intrigue avance, plus il devient compliqué pour le public de faire la distinction entre le bien et le mal et de savoir qui est le méchant de la série : le Shadow King ou David.

 

poster Legion saison 3

Le casting très réussi de Legion permet de s’attacher aux nombreux personnages de la série sur la durée et leurs destins respectifs sont d’autant plus touchants, même pour le personnage de Switch, introduit seulement dans la saison 3, une mutante capable de voyager dans le temps qui aide David Haller à comprendre son passé.

La musique a un rôle important et il n’est pas rare d’avoir des intermèdes musicaux de différents styles, au milieu d’un épisode, comme une chanson de Serge Gainsbourg et des morceaux de Pink Floyd ( le personnage de Sydney porte le nom du fondateur du groupe mythique).

Legion ne ressemble à rien d’autre et le spectateur ressent la liberté artistique. On est loin d’une simple adaptation de comics de super-héros, même si  elle rend hommage à sa manière à l’univers des X-Men.

La série peut paraitre déroutante, avec son aspect avant-gardiste (parfois proche de Twin Peaks de David Lynch) et sa narration ambitieuse, plutôt exigeante, construite parfois pour perdre le public et créer des effets de surprises.

Au final, les 27 épisodes  ont tenu leurs promesses : nous passionner pour David Haller, un personnage complexe de l’univers Marvel et raconter son histoire de façon originale. La conclusion est touchante et optimiste par rapport au ton général de la série, plutôt sombre car traitant de la maladie mentale et de l’isolement.

J’ai bien aimé : Les références à l’univers des X-Men

J’aime moins : Des moments un peu trop verbeux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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